Saturday, October 9, 2010

Experimental auctions


Dr. Matty Demont says that experimental auctions are fun to do. Since 2007, AfricaRice in Saint Louis, Senegal has been doing them to find out how much consumers are willing to pay for high-quality rice. This is one of the first experimental auctions on rice in a developing country. Experimental auctions may be fun, but they are also an important research tool and a big improvement over traditional surveys, which simply ask people how much they would pay for a new product. But people tend to under- or overestimate such hypothetical prices. An experimental auction creates a market in a laboratory setting which is more accurate than a questionnaire.

 How it works. A female researcher invites participants (women on their way to or from a nearby market) to come into a youth center. The session takes two hours, and the women are compensated for their time with 3000 FCFA ($6.67). They are also given an “endowment” of a kilo of conventional local market rice.

Then the women bid on improved rice: imported rice, and rice from PINORD, a producers’ association, that produces high quality local rice, sold under the brand name Rival (Riz de la Vallée). Ten women are in each session. The researchers ask them how much they would pay to upgrade their ordinary rice, i.e. to exchange it for the imported and for the Rival rice. The women sit at tables, so they can see each other, but they whisper their bids to the auctioneer, so they bid in secret. The highest bidder wins, but she pays the price stated by the second highest bidder. This is called a “second price auction” and it ensures a more realistic, less conservative price than if the top bid pays the top price.

The results. Relative to conventional local rice, consumers in Saint-Louis and Dakar are willing to pay 32% more for local, high-quality rice, and even 38% if they see the label. In other words the women are willing to pay a price premium for high-quality local rice, even more so if they see the label identifying the rice as local.

In fact, the price premium that consumers will pay for quality local rice is almost twice the premium of 17% they are typically paying for imported rice. The research confirms that good, local rice is competitive with imports, especially if it is attractively packaged and labeled.

Adding value. Dr. Demont hopes that the research will help African farmers and processers learn more about their market, and help them to see that the negative image of local rice can be overcome by producing a high-quality product. The next step will be to strengthen the local rice value chains so that all involved produce the high quality local rice that consumers want.

The team for this research includes Dr. Matty Demont (AfricaRice agricultural economist), Maimouna Ndour (AfricaRice sociology assistant), Pieter Rutsaert (PhD student, Ghent University, Belgium) and Prof. Wim Verbeke (Professor, Ghent University, Belgium).

Ventes aux enchères expérimentales


D’après Dr. Matty Demont, les ventes aux enchères expérimentales sont très amusantes. Depuis 2007, AfricaRice à Saint Louis, Sénégal les organise pour connaître le prix que les consommateurs sont prêts à payer pour le riz de haute qualité. Il s’agit là d’une des premières ventes de riz aux enchères expérimentales dans un pays en développement. Les enchères expérimentales peuvent être drôles, mais elles sont aussi un important outil de recherche et une grande amélioration par rapport aux enquêtes traditionnelles qui demandent simplement aux populations combien elles sont prêtes à payer pour un nouveau produit. Mais les gens ont tendance à sous-estimer ou à surestimer ces prix hypothétiques. Une vente aux enchères expérimentale crée un marché dans un environnement particulier qui est plus précis qu’un questionnaire.

 Comment ça marche. Une chercheuse invite les participants (femmes allant ou revenant d’un marché voisin) dans un centre de jeunesse. La session dure deux heures, et les femmes reçoivent 3000 FCFA (6,67$) en récompense de leur temps. Elles reçoivent aussi une “dotation” d’un kilo de riz conventionnel du marché local.

Ensuite les femmes font des enchères pour le riz amélioré : le riz importé et le riz de PINORD, une association de producteurs qui produit du riz local de haute qualité, vendu sous la marque Rival (Riz de la Vallée). Chaque session est composée de dix femmes. Les chercheurs leur demande combien elles sont prêtes à payer pour augmenter la valeur de leur riz ordinaire, c’est-à-dire l’échanger contre le riz importé et contre le riz Rival. Les femmes s’asseyent à table, de manière à pouvoir se voir, mais chuchotent leurs offres au commissaire-priseur ; elles le font donc secrètement. Le plus offrant gagne mais paie le second prix le plus élevé. Cela s’appelle “second prix d’enchère” et permet d’avoir un prix plus réaliste, moins risqué que si le plus offrant payait le prix le plus élevé.

Les résultats. Par rapport au riz local conventionnel, les consommateurs à Saint-Louis et Dakar sont prêts à payer 32% de plus pour le riz local de haute qualité, et même 38% s’ils voient l’étiquette. En d’autres termes, les femmes sont prêtes à payer un prix de prestige pour le riz local de haute qualité, et même plus si elles voient l’étiquette identifiant le riz comme étant local.

En fait, le prix de prestige que les consommateurs vont payer pour le riz local de qualité est d’environ deux fois plus élevé que le prix de prestige de 17% qu’ils paient d’habitude pour le riz importé. La recherche confirme que le bon riz local est compétitif par rapport aux importations, surtout lorsqu’il est emballé et étiqueté de façon attrayante.

Valorisation. Dr. Demont espère que la recherche va aider les paysans et les transformateurs africains à mieux apprendre sur leur marché et les aider à comprendre que l’image négative du riz local peut être effacée en produisant un produit de haute qualité. La prochaine étape sera de renforcer les chaînes de valeur du riz local de sorte que tous les acteurs impliqués produisent le riz local de haute qualité que les consommateurs veulent.

L’équipe de cette recherche inclut Dr. Matty Demont (Economiste agricole à AfricaRice), Maimouna Ndour (Assistante sociologue à AfricaRice), Pieter Rutsaert (Etudiant doctorant, Université de Gand, Belgique) et Prof. Wim Verbeke (Professeur, Université de Gand, Belgique).