Monday, July 4, 2011

Amélioration de la qualité des grains du riz local


Un ensemble de contraintes de production et de commercialisation interdépendantes entravent l’expansion de la production locale. Bien que les consommateurs au Mali et en Guinée aient tendance à préférer le riz local, dans beaucoup d’autres pays, le riz local se vend au rabais à cause de la perception selon laquelle il serait de mauvaise qualité. La plupart des facteurs qui sous-tendent cette mauvaise qualité sont liés aux opérations post-récolte, ce qui donne du riz moins propre comprenant des cailloux et autres impuretés.

La qualité et l’homogénéité du paddy livré aux usiniers n’est pas toujours bonne. Les mauvaises pratiques paysannes lors de la récolte, du battage, du séchage et du stockage contribuent généralement à altérer la qualité du riz produit localement en mélangeant le bon paddy et les grains endommagés et autres impuretés. Les grains de paddy sont souvent séchés sur le bitume où ils se mélangent avec les cailloux et autres corps étrangers. Le riz local vendu dans la plupart des marchés africains contient des grains brisés et des grains entiers de différentes variétés, tailles et couleurs.

En vue d’améliorer la valeur marchande et l’attrait du riz produit localement, il s’avère nécessaire d’en améliorer l’aspect, la propreté et l’homogénéité. Cela nécessiterait que les riziculteurs adoptent de meilleures pratiques de manipulation pendant la récolte et la post-récolte. L’amélioration des technologies de transformation du riz est aussi essentielle.

Au Nigeria, la majorité des usiniers attribuent la différence de qualité entre le riz usiné localement et le riz usiné importé au type de technologies de transformation. Bien que la différence de prix entre le riz local et le riz importé ait supporté la mise en place des usines, les usiniers ne pouvaient pas acheter les machines améliorées à cause du manque de crédits et de l’insuffisance du paddy produit localement.

Cette situation fait ressortir la nécessité de faire face aux goulots d’étranglement institutionnels et physiques tels que l’accès adéquat au crédit, la sécurisation du foncier, les services de transport, les machines et les intrants agricoles.