Thursday, October 10, 2013

Reconstituer la masse critique dans le domaine de la recherche rizicole en Afrique

Selon Dr Marco Wopereis, Directeur général adjoint d’AfricaRice, quatre principaux éléments sont requis pour réaliser l’impact issu des travaux de recherche du Programme de recherche rizicole du CGIAR, connu sous le nom de Partenariat mondial de la science rizicole (GRiSP) pour le développement de l’Afrique.

« Premièrement, nous devons reconstituer la masse critique dans le domaine de la recherche rizicole en Afrique – c’est ce que nous faisons par le biais de nos groupes d’action sur le riz en Afrique ».

Il s’agit d’une condition fondamentale dans un continent où les  chercheurs spécialisés sont peu nombreux. Par exemple, il se peut qu’il n’y ait, dans un pays donné, qu’un seul agronome spécialisé en riziculture. Le risque encouru est qu’il soit isolé et qu’il perde contact les activités qui se déroulent ailleurs sur le continent et au-delà.

Constituer une masse critique n’est pas seulement une question de mise en commun des ressources, mais il s’agit également d’un nouveau développement des capacités humaines, grâce à des cours de formation de courte durée sur des sujets précis, des formations menant à l’obtention de diplôme, et des formations des formateurs.

Selon Dr Moussa Sié, Coordonnateur du Groupe d’action sur la sélection du riz, « dans le groupe d’action sur la sélection, nous avons noté un décalage entre la thèse de recherche et les vrais problèmes auxquels les sélectionneurs doivent trouver des réponses dans leur pays d’origine ».

« Je pense que pour résoudre ce problème, il faudra assurer des  formations en alternance, au cours desquelles les étudiants passeront la majeure partie du temps dans les institutions de leur pays et seront confrontés à des préoccupations concrètes, comme ils le font à l’université lorsqu’ils étudient les principes et les méthodes ».

Ce qui nous amène au point suivant abordé par Dr Wopereis, à savoir que : « Nous devons veiller à ce que ces chercheurs restent connectés au monde réel de la riziculture (qu’ils évitent les « îlots scientifiques ») ». Par conséquent, les activités du groupe d’action sont, dans toute la mesure du possible, intégrées et réalisées au sein des pôles de développement du secteur rizicole, dans un contexte de chaîne de valeur.

« Grâce à notre travail au sein des pôles, nous concentrons aussi nos efforts dans certaines zones géographiques, tout en couvrant toute la chaîne de valeur du riz. Et, dernier point, mais pas le moindre, nous devons communiquer ce que nous faisons afin de tirer des enseignements de nos succès et de nos échecs » a ajouté Dr Wopereis.


D’où la nécessité de travailler au sein de partenariats bien définis, assortis de rôles et de responsabilités clairs. Les groupes d’action sur le riz en Afrique sont en conformité avec les principaux domaines thématiques du GRiSP et peuvent, par conséquent, exploiter les connaissances d’autres continents et de l’Afrique. Ils servent également de cadre pour une formation en cours d’emploi pour les jeunes chercheurs.

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