Monday, April 29, 2013

African Development Bank delegation visits AfricaRice


 African Development Bank delegation visits AfricaRice
 to discuss implementation of Strategic Crops initiative


A high-level delegation from the African Development Bank (AfDB) visited AfricaRice on 26 April to discuss on the progress made in the implementation of the “Support to Agricultural Research for Development of Strategic Crops in Africa (SARD-SC)” initiative.

Launched in 2012, SARD-SC is a 5-year, multi-CGIAR center initiative funded by AfDB. It seeks to enhance the productivity and income derived from cassava, maize, rice, and wheat – four of the six commodities that African Heads of States, through the Comprehensive African Agricultural Development Program, have defined as strategic crops for Africa. Its overall objective is to enhance food and nutrition security and contribute to poverty reduction in the AfDB’s low income Regional Member Countries (RMCs).

The initiative is being implemented by three Africa-based CGIAR centers – AfricaRice for the rice value chain component; the International Center for Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA) for the wheat value chain component; and the International Institute of Tropical Agriculture (IITA) for the cassava and maize value chain components. IITA is also the executing agency for the initiative. The International Food Policy Research Institute (IFPRI) is responsible for capacity building for farmers’ organizations across the four value chains.

The rice component of the SARD-SC initiative aims to contribute to poverty reduction and enhanced food security through value chain development across Africa. Ten countries are included in the initiative: Benin, Côte d'Ivoire, Ethiopia, Ghana, Madagascar, Niger, Nigeria, Senegal, Tanzania and Uganda. New technologies and innovations will be developed through Taskforces. These comprise NARS collaborators from participating countries and focus on one of five main intervention areas: breeding, agronomy, gender, processing/value addition and policy. Through the Taskforces, new technologies and innovations will be introduced as good agricultural practice (GAP) baskets in Rice Sector Development Hubs.



Dr Jonas Chianu, Principal Agricultural Economist,
African Development Bank (AfDB), 
speaks during his recent visit to AfricaRice





Thursday, April 25, 2013

Dévoiler le potentiel du riz sauvage Oryza barthii



Oryza barthii est l’une des deux espèces de riz sauvage en Afrique à partager la même base de génome que les espèces cultivées et O. glaberrima, en fait O. barthii est considérée par la plupart comme l’espèce à partir de laquelle le riz africain (O. glaberrima) a été domestiqué.

À l’instar de son descendant, il possède un certain nombre de caractéristiques qui le rendent intéressant pour le sélectionneur averti : il a de longues panicules, des grains de tailles diverses, une longue feuille paniculaire et de longues barbes.

Les longues panicules, la taille et le poids des grains peuvent être considérés comme des prérequis pour le rendement élevé, alors que les feuilles paniculaires et les barbes offrent une protection contre les dégâts causés par les oiseaux – la feuille paniculaire qui protège la panicule de la vue des oiseaux qui survolent le champ, et les barbes font qu’il est difficile d’accéder au grain.  

De plus, la domestication de O. barthii comme O. glaberrima a donné lieu à la réduction de la diversité des espèces. « C’est normal pour la domestication de toute culture, » affirme Mandè Semon sélectionneur de riz de plateau à AfricaRice. « Ce que cela signifie pour moi en tant que sélectionneur c’est que O. barthii renferme une large diversité qui n’est pas disponible chez O. glaberrima. »  

« J’ai choisi d’utiliser O. barthii en partie à cause de ses longs grains qui sont plus lourds que ceux de O. glaberrima, » affirme Semon. « Générer des lignées interspécifiques à partir de croisements entre O. barthii et O. sativa fournit une opportunité de mettre au point de nouvelles variétés avec un potentiel de rendement accru, de bonnes caractéristiques de grains, une résistance aux insectes et aux maladies, de même qu’une qualité grain, un bon goût et un arôme améliorés. »  

Certaines des nouvelles lignées interspécifiques ont hérité de leur parent O. barthii la résistance à la bactériose et aux foreurs de tige. De plus, elles sont très précoces (moins de 90 jours après le semis). Oryza barthii est une espèce voisine, que l’on ne trouve jamais dans les plateaux (où O. glaberrima est fréquemment cultivé).  

Si O. barthii est cultivé dans les plateaux, il verse généralement (tombe) et perd tous ses grains avant la récolte. Cependant, introduire les lignées interspécifiques avec des introgressions de O. barthii dans les plateaux semble avoir permis l’expression de caractères pour l’adaptation au plateau, où ils ne seraient jamais exprimés à l’état sauvage.

« Nous avons déjà de bonnes lignées disponibles,» s’exclame Semon, « associant la courte durée pour éviter la sécheresse, le rendement élevé et l’arôme. L’arôme a été une surprise, car aucun des parents – ni O. barthii ni O. sativa – n’était aromatique. » Un cas d’expression de caractères qui avaient été cachés auparavant.

« Les essais au champ ont été menés avec 148 lignées fixées sur deux sites contrastés en terme d’altitude et d’acidité du sol, » affirme Semon. Une sélection de ces lignées a été évaluée en Éthiopie, en Côte d’Ivoire, au Liberia, au Ghana, au Tchad, au Niger, au Bénin, en République démocratique du Congo (RDC) et au Nigeria.

Les 30 lignées au plus haut rendement ont été nommées en vue de leur évaluation régionale dans le cadre des essais du Groupe d’action sélection rizicole en Guinée, au Mali, au Nigeria, au Togo et en Ouganda.

Nwambam Iruka est membre de l’ONG nigeriane Golden Farmers qui travaille à Abakaliki, dans l’État d’Ebonyi. Grâce à ses liens avec l’Institut national de recherche sur les céréales / National Cereals Research Institute (NCRI), Iruka a reçu des semences de 35 lignées interspécifiques avec des introgressions de O. barthii à tester.  

« Au moment où AfricaRice nous avait apporté les nouvelles variétés, les producteurs locaux avaient abandonné la riziculture de plateau, à cause de la baisse de rendement de la variété locale, China best, » a-t-il ajouté.

La perte en rendement était imputée à l’apauvrissement du sol. « À présent, deux ans plus tard, nous avons deux variétés prometteuses qui donnent 3,8 tonnes par hectare dans les plateaux pluviaux. »  

Ces rendements sont élevés pour l’écosystème de plateau en Afrique de l’Ouest, même si les producteurs l’obtiennent en appliquant 300 kg d’engrais par hectare (200 kg de compost NPK et 100 kg d’urée) – le rendement de variétés existantes avec ces taux d’application d’engrais est de 2–2,5 t/ha.

« Ebonyi est l’un des six États impliqués dans le processus d’évaluation, » explique Semon. « Le protocole que nous avons mis en place est étroitement lié au processus d’homologation variétale, et nous espérons donc voir une ou plus de variétés interspécifiques avec des introgressions de O. barthii officiellement homologuées au Nigeria en 2014 ou 2015. »

Unlocking the potential of wild Oryza barthii

Oryza barthii is one of two wild species in Africa to share the same basic genome as the cultivated species (O. sativa and O. glaberrima), in fact O. barthii is considered by most as the species from which African rice (O. glaberrima) was domesticated.

Like its descendent, it has a number of features that make it interesting to the canny breeder: it has long panicles, diverse grain sizes, long flag leaf and long awns. Long panicles, grain size and weight might be considered a prerequisite for high yield, while flag leaves and awns both offer protection against bird damage — the flag leaf shielding the panicles from the sight of a bird flying overhead, and the awns making the grain difficult to access.  

Moreover, the domestication of O. barthii as O. glaberrima resulted in a reduction of the species’ diversity. “This is normal for any crop domestication,” says Mandè Semon AfricaRice upland rice breeder. “What it means for me as a breeder is that O. barthii harbors a lot of diversity that is not available in O. glaberrima.”

“I chose to use O. barthii in part because it has long slender grains that are heavier than those of O. glaberrima,” says Semon. “Generating interspecific progenies from crosses involving O. barthii and O. sativa provides an opportunity to develop new varieties with increased yield potential, good grain characteristics, insect pest and disease resistance, as well as improved grain quality, good taste and aroma.”

Some of the new interspecific lines have inherited resistance to bacterial blight and stem borer from their O. barthii parent. Moreover, they are very early maturing (less than 90 days after sowing). Oryza barthii is a riverine species, never found in the uplands (where O. glaberrima is frequently cultivated).

If O. barthii itself is grown in the uplands, it typically lodges (falls over) and sheds all its grains prior to harvest. However, taking the interspecific lines with O. barthii introgressions to the uplands seems to have allowed traits for upland adaptation to be expressed, where they never would in the wild.

“We already have good lines available,” enthuses Semon, “combining short duration to avoid drought, high yield and aroma. The aroma was a surprise, as neither parent — the O. barthii nor the O. sativa — was aromatic.” One case of releasing previously hidden traits.

“Yield trials were carried out with 148 fixed lines at two locations contrasting in altitude and soil acidity,” says Semon. Selections from these were then evaluated in Ethiopia, Côte d’Ivoire, Liberia, Ghana, Chad, Niger, Benin, the Democratic Republic of Congo (DRC) and Nigeria. The 30 highest-yielding lines were then nominated for regional evaluation in Rice Breeding Task Force trials in Guinea, Mali, Nigeria, Togo and Uganda.

Nwambam Iruka is a member of the Nigerian NGO Golden Farmers working in Abakaliki, Ebonyi State. Because of his links with the National Cereals Research Institute (NCRI), Iruka was given seeds of 35 interspecific lines with O. barthii introgressions to test.

“At the time when AfricaRice brought the new varieties to us, local farmers had given up on upland rice, because of the decline in yield of the local variety, China best,” he says. The yield loss was blamed on declining soil quality.

“Now, 2 years later, we have two promising lines that are giving us 3.8 t per hectare in the rainfed uplands.” These yields are high for the upland ecosystem in West Africa, even given that they are helped by the farmers’ use of 300 kg of fertilizer per hectare (200 kg of compound NPK and 100 kg of urea) — the yield of existing varieties under this level of fertilization is 2–2.5 t/ha.

“Ebonyi is one of six states involved in the evaluation process,” explains Semon. “The protocol we have in place is closely linked with the varietal release process, and so we hope to see one or more of the interspecific varieties with O. barthii introgressions officially released in Nigeria in 2014 or 2015.”